Changement à la tête des Forces Nouvelles : Bluff ou prise de conscience ?
Le Secrétaire Général des Forces Nouvelles, Le Premier Ministre SORO Kigbafory Guillaume, a procédé le 22 juillet 2010 à la désignation d’un intérimaire à la tête des Forces Nouvelles. Surprise des surprises, c’est le garde des sceaux, Ministre de la justice et des droits de l’homme, Monsieur KONE Mamadou qui hérite de ce strapontin jusqu'à la fin de l’élection présidentielle. Doit-on plaindre ou féliciter le Premier Ministre pour cette décision?
La raison avancée pour ce changement est que le Premier Ministre SORO Guillaume, Chef visible de la rébellion, et cosignataire de l’accord politique de Ouagadougou avec le Président de la République, veut se consacrer pleinement en sa qualité de chargé de la sortie de crise aux tâches qui restent à accomplir pour la tenue effective des élections en Côte d’Ivoire.
L’intention est peut-être bonne et louable, mais il est bizarre de voir qu’un Ministre d’Etat, de surcroît, Ministre de la justice et des droits de l’homme, soit à la tête d’une rébellion, hé pardon, des Forces Nouvelles.
Pour tous les observateurs avisés de la vie politique ivoirienne, il existe un véritable vase communiquant entre les cadres du RDR et ceux des Forces Nouvelles, et l’ascension du magistrat KONE Mamadou, ex-directeur de Cabinet d’Henriette Diabaté, Secrétaire du RDR n’est pas une surprise.
Le Premier Ministre SORO Guillaume se bat pour polir son image afin de bien négocier sa sortie complète de la rébellion, car après avoir revendiqué la rébellion, les ivoiriens attendent des signaux forts de ceux qui ont portés le glaive dans le sein de la mère patrie.
Gbagbo qui gagnera forcement les prochaines élections en Côte d’Ivoire et servira les intérêts du peuple ivoirien en tirant les leçons des huit ans de crise ne s’accommodera pas de connivences pour redresser le bateau ivoire. Le peuple attend plutôt que SORO Guillaume prenne sur lui de dissoudre les Forces Nouvelles pour permettre à la Côte d’Ivoire de se réhabiliter aux yeux du monde.




Petits déjeuners de la majorité présidentielle 






